Dans les années 50, Villers devant Orval comptait au moins 40 exploitations agricoles, dont 7 grosses fermes, aujourd’hui le village ne compte plus que trois Notre_Grand_P_re_JCGfermes. 

Mais qu'elle était l'agriculture de nos grands parents en début du siècle dernier ?

Le travail des labours: ici ce solide agriculteur qui est derrière ses deux puissants et beaux chevaux ardennais guide une charrue du type brabant double. Cette charrue pourvue d'un double soc améliorée par Alfred Melotte, permettait à l'agriculteur de mener son sillon en ligne plutôt qu'en cercle. La charrue pouvait travailler en aller retour par son système de basculement en retournant la terre dans le même sens. La poignée facilitait le basculement en fin de raie pour le retour en sens i_nverse.

La_Moisson_JCGPour tracter la charrue, la moissonneuse ou la charrette les chevaux ou les boeufs étaient équipés d'un collier d'épaule et d'un harnais.

La moisson devenait de plus en plus mécanique, la moissonneuse rejetait des bottes de pailles qui étaient ensuite liées à la main au moyen de fétus de seigle et, plus tard avec des cordelettes de chanvre.

On rentrait la moisson à la ferme dans une charrette pour le battage.

Le battage séparait le grain qui se détachait de l'épi. Le battage se faisait au moyen de fléaux. La paille était ramassée avec un râteau et on récoltait ensuite le grain au sol. La batteuse mécanique (bien qu'elle existait depuis la fin du 19 è siècle) remplacera plus tard ce travail manuel et éreintant.

Après le battage on séparait le grain de son enveloppe. Le vanneur avait un panier en osier avec deux anses  appelé van. Il faisait sauter le grain d'un geste de va et vient régulier. Je me rappelle avoir vu le battage et le vannage fait de cette façon vers les années 1950, rue Coupée dans la ferme des frères Cady .