Au début du XXe siècle, les habitants de la Gaume et des Ardennes font souvent leur pain eux-mêmes. Presque chaque maison est équipée d’un four intérieur.Four_a_pain_02_Ouvert_JCG

 

Le Four :

La gueule du four en est l’entrée, qui peut être obturée pendant la cuisson. C’est par cette ouverture que le bois est introduit dans le four, qu’on effectue le contrôle de la cuisson, que la fumée est évacuée, que les braises sont remuées et évacuées, que les boules de pâte ou pâtons sont enfournés et que les pains cuits sont retirés du four.

La porte du four obture la gueule afin que la chaleur et la vapeur ne puissent pas s’échapper. Elle est généralement réalisé en tôle.Four_a_pain_03_Int_rieur_JCG

La voûte du four forme l’espace de chauffe et de cuisson. Elle doit stocker la chaleur, qui est ensuite restituée en cours de cuisson. A l’origine, la voûte était réalisée en terre glaise. Les fours à pain encore existants ont généralement une voûte en briques réfractaires, sur lesquelles est appliquée une couche de glaise d’une dizaine de centimètres. Du mortier de terre est utilisé pour les joints.

La sole du four est la surface sur laquelle sont placé d’abord les fagots de bois de chauffage et ensuite le pain. Elle est composée de deux couches et réalisée en un matériau réfractaire, principalement des briques ou des carreaux ayant subi une cuisson très poussée. Les joints sont obturés à l’aide d’un mortier de terre, à savoir de la glaise mélangée à de l’eau. La sole du four a la forme d’une poire ou d’un œuf (ovale). Four_a_pain_feuLes coins sont toujours arrondis.

Le four à pain, c’était d’abord un four qui, cuisait le pain. Mais c’était une source de chaleur qu’il fallait utiliser au maximum, car autrefois le bois était cher. Le four à pain servait à cuire les gâteaux, les tartes, puis le pain et autres pâtes levées et ensuite les viandes mijotées.

Parfois dans la cheminée du four de la maison, on fumait les viandes, ou tout au moins on les conservait. Et après les différentes cuissons si on n’avait rien à mettre dans le four, on entassait le bois de la prochaine cuisson pour le sécher.