14 Janvier 1930 : Accord pour un budget pour la construction de la Ligne Maginot.

Construction de la ligne Maginot. Des Villersois travaillent à cet ouvrage.

Carte_1940_du_10_au_24_Mai24 Février 1939 : La 18ème Compagnie de Chasseurs s’installe à Margny. Elle sera relevé en octobre 1939 par le 5ème Cuirassier.

1er Septembre 1939 : Hitler envahi la Pologne.

3 Septembre 1939 : Déclaration de guerre à l’Allemagne par l’Angleterre à 12H et la France à 15H.

9 septembre 1939 : Les troupes françaises se massent à la frontière. Les Villersois ne peuvent plus se rendre en France.

Décembre 1939 à Janvier 1940 : Un hiver très froid. La température descend à – 27°C.

 1er Mars 1940 : Le lieutenant Maurice Bourguignon est désigné comme chef de l’ouvrage de la Ferté sur Chiers il remplace le lieutenant Guiard.

10 Mai 1940 : Le clocher de Villers devant Orval sonne le glas. Dans le ciel passent des avions en rase-motte.

Vers 7 heures du matin les unités de la II ème armée franchissent la frontière Belge pour se porter à l’encontre des Allemands. Leur mission est de se porter au plus avec les troupes ennemies dans l’Ardenne belge et le Luxembourg.Capitaine_Bourguignon

Au soir Le général français Charles Huntziger commandant la II ème armée autorise le repli de la 2 ème D.L.C. (Division Légère de Cavalerie) sur la  ligne Jamoigne-Bellefontaine en raison de la disproportion des forces en présence.

Le feu à Margny, l’ordre d’évacuation a été donné en France. Monsieur Jules Orquevaux, le maire, ayant reçu l’ordre d’évacuation de la préfecture, ordonne l’évacuation du village. La destination connue est le village de Tannay (Ardennes).

12 Mai 1940 : C’est l’exode à Villers, première nuit à Villers devant Dun dans la Meuse pour les pensionnaires de l’Hospice. Six jours après, déplacement dans le petit village de Levoncourt dans la Meuse. Et le 25 mai départ pour Semur-en-Auxois (Côte d’Or) où ils séjourneront jusqu’au 1er juillet.  Ils seront de retour à Villers le 18 juillet.

Pour les autres habitants, l’exode va se faire au hasard des voies de chemin de fer disponibles. Les destinations   seront, Arbas (Haute-Garonne), Pau (Pyrénées Atlantique), Semur en Auxois, etc

13 mai 1940 : Les blindés du général allemand Heinz Guderian ont percé à Sedan.

Bombardement de Villers par les canons de la ligne Maginot.

14 mai 1940: Destruction de la maison forte de Puilly. Les Allemands sont à Margut. Ils seront à Villers également et dynamiteront le clocher de l’église pour éliminer ce point de repère des artilleurs français.

16 Mai 1940 : Les défenseurs du village de Villy-la-Ferté cessent les combats et l’attaque de l’ouvrage peut commencer. L’ouvrage est neutralisé dans la nuit du 18 au 19 mai. L’intégralité de sa garnison (3 officiers, 15 sous-officiers et 89 hommes de troupe) périt asphyxiée.

 

29 Juin 1940 : De passage en Gaume rentrant d’exode, visite de Maison_Forte_a_Puillysa majesté la Reine Elisabeth à Villers.

8 Décembre 1941 : Les Etats-Unis d’Amérique déclarent la guerre au Japon.

Juin 1942 : Des artilleurs allemands installent un c_anon de 88 mm près du Bochet de Montléon pour faire des tirs à vue sur la casemate de Sapogne, dans le but d’essayer de nouvelles munitions. Pendant deux journées, tous les habitants du village vont quitter Villers et s’installer dans une clairière en bordure de la route de Limes, non loin d’Orval.

          

18 juin 1944 : Encerclement du maquis du Banel. Huit résistants sont sauvagement massacrés.

Début septembre : Dans la soirée, Villers assiste au repli d’une importante colonne de chars allemands qui venant de Margut  se dirigent vers Orval.

 

8 Septembre 1944 : Les libérateurs US arrivent à Margut. Ils appartiennent à la 5ème division blindée US. Cette Division, après avoir quitté Paris le 30 août, prend la direction du Nord-Est et libère Valenciennes le 3 septembre. Elle se dirige ensuite vers le Sud-Est en longeant la frontière belge. Elle libère Charleville-Mézières le 4 septembre et Sedan le 6. De là, elle se scinde en deux, dont l’objectif est Luxembourg. Le régiment R (Combat Commande R) prend  la direction d’Arlon par Florenville,  Habay la Neuve libéré le 8 sept, entre au Grand Duché de Luxembourg, libère Mersch le 9 septembre, redescend vers Luxembourg qui est libéré le 10 septembre. Elle fait sa jonction avec les régiments A et B (Combat Command A et B) qui avaient pris la direction de Carignan et libérée Margut  et Montmédy  le 8 septembre. Libération de Virton, entrée au Grand Duché de Luxembourg, libération de  Pétange le 9 sept et jonction avec le régiment R à Luxembourg le 10 septembre. Cette glorieuse division poursuivra ses combats et le 23 avril, elle fera sa jonction sur les bords de l’Elbe avec les armées soviétiques.Canon_de_88

Le 8 septembre, une ou deux Jeep font une incursion à Villers, dont une pour ramener des habitants qui s’étaient rendu à Margut pour accueillir les libérateurs (pour la petite histoire, il s’agissait de Germain Bouchet avec son vélo, de ses deux fils Jacquy et Pierrot, de Camille Behin et de Lucien Cady) 

 

2 Décembre 1944 : Trois Chasseurs-Bombardiers Thunderbolt P-47 s’écrasent dans les bois de Mogues. Les trois pilotes Américains, le Capitaine Douglas, les Lt Armstrong et Harkison trouvent la mort. Un pilote a eu la vie sauve. Son appareil n’ayant pas heurté la cime des arbres qui avaient causé la chute fatale des trois autres.

Pour lire le document cliquer > Catastrophe_Aerienne_de_Mogues

16 décembre 1944 : L’offensive du général allemand Ger Von Rundstedt est déclenchée à l’aube. Les lignes américaines sont enfoncées. Bastogne est encerclée.

Des hôpitaux de campagne des troupes américaines sont installés à Villers dans les écoles et dans le corps de logis Defrance-Vermeylen. De longues colonnes d’ambulances y amènent des blessés du front de Bastogne. Les hôpitaux seront évacués dans le courant du mois de janvier.

24 mars 1945 : Au matin de ce vendredi, se déroule la plus importante opération  aéroportée des forces alliées pendant la seconde guerre mondiale. Son objectif était d’aider les troupes terrestres à établir une tête de pont à Vessel, sur la rive droite du Rhin. L’opération Varsity, mobilisait, 3044 appareils de transport et planeurs, plus de 3000 avions de combat  et 21680 hommes de la 17ème division américaine et de la 6ème division britannique. La victoire se solda par plus de 500 tués et 1250 blessés.

Chasseur_Bombardier_P47Les enfants des écoles des sœurs  ont pu voir de leurs cours de récréation, passer au-dessus du Bochet une longue file d’avions remorquant des planeurs. Les avions volaient à basse altitude et le câble de remorquage des planeurs était nettement visible. Ces avions provenaient d’une des nombreuses bases aériennes installées dans le Nord-Est de la France (Chalons-sur-Marne, Etain dans la Meuse,…). Beaucoup d’autres aérodromes, en Belgique et en Angleterre, étaient impliqués dans cette opération.

8 mai 1945 : Capitulation sans condition du IIIème Reich.

Mai et Juin 1945 : Retour des prisonniers.

23 septembre 1945 : Villers fête ses prisonniers.

Les Héros

Tombés au Champ d’Honneur : Émile CADY, René MAZY, René ENGEL, Albert HENRY, Jean GOMEZ, Gustave PIERROT.

Mort des suites des blessures : Fernand CADY.

Morts des suites de captivité : Léon MARS, Louis CADY, Camille BOUCHET.

Les prisonniers et les combattants

Villers, a compté 38 prisonniers de guerre dont 3 pères trappiste de l’abbaye d’Orval. Ils ont  passé 5 ans de captivité en Allemagne.

Villers a eu deux déportés politiques. L’un dans un camp à Essen (Rhur) et l’autre à Buchenwald. Ils sont revenus.

Une quinzaine de combattants ont échappés à la captivité et certains sont entrés dans la résistance.

Villers comptait aussi 9 gardes-frontière dont la mission était d’interdire l’entrée en Belgique. Ils se sont distingués le 10 mai 1940 en arrêtant un des deux pilotes d’un bombardier allemand qui s’était écrasé dans les bois de Puilly (le lieu-dit a prit le nom de « la taille du bombardier ». 1940_Villers_apr_s_BombardementLe bombardier avait été abattu par la DCA française. Le pilote capturé s’était réfugié dans la villa Chanteselve située en haut de la côte d’Orval. Le second pilote a été retrouvé beaucoup plus tard. Il a trouvé la mort suspendu à un arbre par son parachute dont il n’avait pu se libérer.

 

Les destructions

Outre l’église dont le clocher avait été dynamité, Villers a compté une vingtaine de maisons incendiées par les bombardements de la ligne Maginot et quelques autres bombardées n’ont  pas été incendiées. De nombreuses maisons ont été pillées.

La résistance à Villers

Il n’y a pas eu de résistance armée à Villers, mais quelques résistants qui faisaient du renseignement, des faux papiers, qui ravitaillaient les maquis des environs.

(Une petite histoire : au printemps 44, Germain Bouchet se rendait à Florenville à vélo avec sa fille Hélène, âgée de 3 ans sur son porte-bagages. Sur la route des Cliches, il a été arrêté et fouillé sans que les allemands ne trouve le message qu’il transportait. Ce dernier était caché dans la culotte de sa fille).

En revanche dans les forêts aux alentours de Villers, il y avait des maquis.

Deux dans les bois de Puilly. L’un était commandé par l’adjudant Lamotte de Puilly et l’autre par Robert Briffaut de Williers. Robert Briffaut était responsable du corps franc français du Banel. Il a été décoré en 2009 de la légion d’honneur.

Et il y avait un maquis important dans les bois du Banel, sur la commune de Tremblois, maquis qui a été réduit le 18 juin 1944.