Le Charron - La Roue

La roue est une invention très ancienne, elle permet de déplacer des 1925_Louis_Lenel_le_Charron_JCGcharges importantes sur le sol. La fabrication d’une roue en bois est un travail de précision, elle doit être parfaitement circulaire et résister aux cahots des mauvais chemins. Le charron a une très bonne connaissance des essences de bois qu’il doit employer pour sa fabrication. Dans les villages le charron construisait les charrettes, les chariots, les brouettes pour le déplacement de tous les jours. Il construisait aussi les râteliers à foin, les échelles, ... et il lui incombait ensuite l’entretien de ce matériel.

Construction de la roue : La roue se compose au centre d’un moyeufait au tour à bois sur lequel le charron placera les rais qui rejoignent la jante. La jante pièce extérieure se compose de plusieurs éléments découpés à la scie à ruban, reproduit à l’identique avec un gabarit (nombre d’éléments et de rais en fonction du diamètre extérieur de la roue).Roue_en_Bois_Vue_Eclat_e

L’ensemble assemblé est ensuite contrôlé avec un compas à roue pour le rayon extérieur, un calibre à roulette pour la dimension du périmètre extérieur, un compas d’épaisseur pour le contrôle des différents éléments.

Viendra ensuite la mise en place du coussinet d’essieu en fonte emboîté à force dans le moyeu et le bandage métallique chauffé au rouge, mis en place avec des pinces et à coup de marteau, elle est ensuite refroidit à l’eau.

Ces opérations terminées, la roue est montée sur l’essieu avec une rondelle et une goupille ou par un écrou vissé à l’intérieur du moyeu.

Le Cordonnier

Le Cordonnier fabriquait ou réparait des chaussures. Cordonnier vient du mot corde, car les premiers Cordonier_Son_Etablicordonniers utilisaient des cordes pour fabriquer des chaussures.

Si nous revenons au début du siècle dernier, s'il existait encore des sabots pour certains travaux, les bottes en caoutchouc n'existaient pas encore. Tout le monde portait des chaussures en cuir ou des brodequins qui étaient des chaussures montantes avec des lacets. Les semelles étaient en cuir épais cloutées avec trois sortes de pointes, les bombées, les caboches et sur les côté les ailes de mouches. Pour le dimanche nous portions des souliers bas avec un cuir plus souple et des semelles plus fine ou des souliers vernis. Quand les souliers étaient usés ou abîmés, on ne les jetait pas, on les portait chez le cordonniers, pour les ressemeler, les recoudre ou faire mettre une pièce.

 

Le cordonnier était aussi parfois bourrelier-sellier. Il fabriquait les harnais des chevaux, qui étaient composés de multiples éléments : le collier la pièce maîtresse, les courroies, les sangles de cuir,...Il réparait aussi les cartables, on ne les changeait pas tout les ans à cette époque.

 

 Le Maréchal-Ferrant

A Villers comme dans beaucoup de village il y avait plusieurs maréchal-ferrant. Le maréchal-ferrant était également forgeron et avait aussi une fonction de soigneur ou de vétérinaire. S’il chaussait les chevaux et d’autres équidés, il ferrait aussi les bovins de trait (très nombreux au début du 20 èm siècle).Marechal_Ferrant_Tableau_de_Edwin_Henry_Landseer

Un ferrage bien fait tenait 2 à 3 mois en fonction du labeur de l’animal. Un cheval routier devait être referré toute les semaines.

Le ferrage qui est une opération délicate voir parfois dangereuse, nécessite dans certain cas d’utiliser un tord-nez et même d’enfermer l’animal dans un bâtis en bois appelé "travail" pour les animaux les plus récalcitrants.

Pour ferrer le cheval, le maréchal-ferrant retire l’ancien fer, il parre le sabot, l’excédent de corne est enlevé au rogne pied. Le dessous du pied est soigneusement nettoyé à la rainette, et les cotés façonnés à la râpe. Pendant ce temps le fer chauffe dans le feu de la forge jusqu’au rouge sombre. Le maréchal-ferrant le saisit rapidement pour le placer sur le sabot sans hésitation. Le fer refroidit, le maréchal-ferrant procède au cloutage avec des clous à tête carrée. Les pointes des clous qui sortent du sabot sont ensuite coupées à la tenaille et un coup de lime parachève l’ouvrage afin de n’avoir aucune aspérité. Le ferrage des bovins exigeaient un fer spécial ainsi que la mise en place de nombreux petits clous (le bœuf ayant très peu de corne).

Le maréchal-soigneur pratiquait un art vétérinaire rudimentaire. Il coupait la queue des animaux attelés afin que ceux-ci ne bloquent pas les rênes. Il possédait des instruments de chirurgie dentaire pour arracher les dents. Soignait les maux, pratiquait des saignées…

Le Vannier

Vannier_Cent_Metiers_02Le métier de vannier vient du mot "van" qui désigne un panier plat aux bords relevés fabriqué d'osier, muni de deux poignées qui permettait de séparer le grain de la paille.Le grain était mis dans le van, qui était secoué à l'aide des poignées. La balle, c'est-à-dire la paille résiduelle était emportée tandis que le grain restait dans le van. Ce travail était très long et très fatiguant.

Le vannier fabriquait aussi des paniers de toutes formes, hottes, corbeilles pour tout usage, fauteuils, malles, berceaux, couffins, bonbonnes.L'osier est un saule qui se développe dans un milieu humide (près des rivières et dans les régions marécageuses).